Pauvre diable
Instru Pauvre diable
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Paroles

Allant de Ville en ville l'allure d'un pénitent,
d'un pauvre fou.
ma guitare sur le dos les cheveux dans le vent,
et sans le sous.
Juste au hasard des filles, des joies et des tourments, trouvant le goût.
A partir d'un seul mot écrire tout un roman,
ou rien du tout.

Allant de gare en gare l'allure d'un vagabond,
au regard triste.
Ma guitare en escorte mon seul vrai compagnon,
elle qui m'assiste.
Toujours quand je m'égare de notes en partitions,
elle entre en piste.
Une Impression si forte, partie d'un simple son,
Qui devient liste ...

J'ai enfouis toutes mes ambitions, au fond de mes derniers accords, juste avant de toucher le fond, je les exhume tel un trésor, comme une dernière sommation, avant les eaux froides du port, avant le tout dernier plongeon, à l'heure ou la cité s'endort ...

Allant de ville en ville, l'allure d'un homme en peine,
d'un pauvre diable.
ma guitare semble lasse, quand elle est loin des scènes, de toute fable.
Les matins trop tranquilles ces années qui se trainent,
lourdes comme le sable.
Me poussent aux nuits d'angoisse, loin de la star qu'on aime,
Dev'nue minable.

Allant de bourg en bourg, l'allure aveugle et sourde,
les lèvres closes.
Ma guitare quelque fois me semble un peu trop lourde,
J'en suis la cause.
Tous ces mauvais carrefours, chargés de tant de bourdes,
De toutes ces choses.
Mai je l'accuse parfois, d'avoir la corde lourde,
Une gloire en pause.

J'ai enfouis toutes mes ambitions, au fond de mes derniers accords,
Juste avant de toucher le fond, je les exhume tel un trésor, comme une dernière sommation, avant les eaux froides du port, avant le tout dernier plongeon, à l'heure ou la cité s'endort ...

Allant de ville en ville, l'allure d'un homme sans but,
ni fou ni fier.
Ma guitare comme un guide, mon passé dans la chute,
sans un repère.
Finie la vie de star, j'ai refusé la lutte,
une moindre guerre.
Tous mes concerts se vident, et l'oubli me reluque,
et puis m'enterre.

Allant de bourg en bourg, l'allure d'un vieux clochard, aux ongles sales.
Ma guitare fait la manche, sur un bout de trottoir,
bien trop glacial.
Sur un bout de discours écrit la veille au soir,
comme un long rale.
Sur ma dernière feuille blanche, tous mes rêves de gloire, qui font si mal.

J'ai enfouis toutes mes ambitions, au fond de mes derniers accords,
Juste avant de toucher le fond, je les exhume tel un trésor, comme une dernière sommation, avant les eaux froides du port, avant le tout dernier plongeon, à l'heure ou la cité s'endort ...

Pauvre diable : Vos impressions

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Steve Légère auteur
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