Un gros briquet tout noir,
C’est tout ce qui subsiste,
Planqué dans un tiroir,
Relique de l’artiste.
Mad’moiselle chante encore,
Dans la poussière d’un soir,
Au milieu d’un décor, et d’un projo blafard.
J’crois qu’j’ai toujours vingt ans,
Qu’elle n’en a même pas trente,
Mais ça ne dure qu’un temps,
Dans ma tête insolente.
J’me dis qu’le temps s’arrête,
Le temps d’une friction,
Le temps d’une cigarette,
Le temps d’une chanson…
Des mensonges en musique, faciles à croire,
Mais,
Pas d’abribus magique,
Sur les trottoirs,
Et,
Un dernier blues tragique,
Au fond d’un bar,
C’est mon histoire, c’est mon histoire…
Ce vieux briquet tout noir,
N’existe même plus,
Hormis dans ma mémoire,
Il a bien disparu,
Chant d’amour pas fini,
Ni même commencé,
C’est curieux comme la vie,
S’amuse de nos pensées,
Espoir évaporé,
Au fond de ma cervelle,
Comme le gaz du briquet,
Mais demeure l’étincelle,
Ses souvenirs de l’Est,
Devenus miens, parfois,
Me font grimper l’Everest,
Et puis tomber bien bas…
Des mensonges en musique, faciles à croire,
Mais,
Pas d’abribus magique,
Sur les trottoirs,
Et,
Un dernier blues tragique,
Au fond d’un bar,
C’est mon histoire, c’est mon histoire…
Le briquet : Vos impressions
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