Elle est là recluse, près de la cheminée,
c'est le poids qui l'accuse,
de si longues années.
Son thé froid qui Infuse,
dans une tasse ébréchée,
ses yeux las refusent,
pourtant de se fermer ...
Elle s'en fout du temps, elle n'attend plus personne,
mais,
son coeur bout dedans, tant de choses l'emprisonne.
Cet homme fou cet amant, dans sa tête tourbillonne,
lui,
devenu l'époux, si longtemps elle frissonne ...
C'est un fantôme de plus qui s'accroche à sa vie,
être, c'est un virus, auquel nul ne survit,
lui, son homme son opus, sa musique de nuit,
d'un coup l'bon dieu l'assomme et le ramène à lui.
Elle est la K-O, sur un vieux rocking-chair,
bien qu'une voix d'en haut lui dise de rester fière,
mais le poids du fardeau lui cisaille les chairs,
la voilà sans un mot qui rentre du cimetière
Elle se fiche de tout, elle aussi se dit morte,
elle est chiche surtout, de n'plus rouvrir sa porte,
sans son fétiche d'époux, plus rien ne lui importe,
s'entiche d'un désir flou, que le bon dieu l'emporte...
C'est un nouveau fantôme,qui s'accroche à ses jours,
un spectre sous un heaume, dont elle sait les contours,
Le père de ses trois mômes, sa seule histoire d'amour
Telle une feuille que l'automne, arrache au petit jour .
Elle est là hagarde, à fixer la fenêtre,
son défunt la regarde, de l'aut'côté peut-être ?
alors pourquoi elle tarde, à rejoindre son être,
puisqu'ici-bas blafarde, de l'aube jusqu'aux vêpres ...
Elle se dit tout d'abord, qu'elle n'espère plus rien,
Que par ici son corps, a fait bien du chemin,
le temps gris du dehors, triste et pourtant serein,
la supplie dès l'aurore, d'abréger son chagrin ...
C'est un fantôme aussi, en quittant la maison, elle le voit elle le suit, lui son vieux compagnon,
Il attendait ainsi sur le pas du perron, les voilà réunis au bout de leur union ...
De leur union.
Elle est là : Vos impressions
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