Déjà-là
Instru Déjà-là
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Paroles

Les derniers pas que nous faisons,
me semblent lourds, me semblent longs,
comme les pieds lestés de plomb,
fini l'amour, fini l'union.

Sur ce trop bruyant quai de gare,
ou je suis sourd à ton départ,
je n'entends pas tes au-revoir,
c'est ton retour, je me fais croire...

T'as mis tes bagages dans ce train,
que je déteste, que je retiens,
J'ai ton visage devant le mien, j'attends un geste mais rien ne vient.
Une dernière fois je prends ta main,
qui me délaisse ne veut plus rien,
c'était notre tout dernier matin, plus de tendresse, t'es déjà loin ...

Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est dur d'abandonner quelqu'un,
C'est pire d'être ce « quelqu'un »... crois-moi,
Bien sûr il en faut toujours un, et c'est moi celui-là
Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est déjà-là.

Les dernières voitures s'évaporent,
J'suis comm'un chien, dans cette aurore,
Abandonné sur le rebord,
Attaché à un arbre mort.

Sur ce quai de gare Insalubre,
ou c'est la fin, de ce prélude,
Les jours prochains me sont lugubres,
j'la sens pas bien, la solitude...

J'ai mis les mains au fond d'mes poches, j'tremble de froid,
je me sens moche,
Mon âme s'agrippe et se raccroche,
À un espoir qui s'effiloche,

Une dernière fois mes yeux se calent,
Sur les traverses où tu détales,
Fixent ces wagons qui t'avalent,
Mon univers devient bancal ...


Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est dur d'abandonner quelqu'un,
C'est pire d'être ce « quelqu'un »... crois-moi,
Bien sûr il en faut toujours un, et c'est moi celui-la
Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est déjà-là.


Les derniers rayons du soleil,
soudain se couchent j'ai pas sommeil,
au troquet d'la gare je surveille,
depuis c' matin toujours pareil,

Je guette les panneaux d'arrivée,
même que j'en louche alcoolisé,
de naïvement t'espérer,
toi qui n'a plus d'larme à verser...

Je rentre dans c'qui fut chez nous,
et ton Image me suit partout,
comme un mirage qui me rend fou,
comme un fantôme qui me prend tout.

Et dans ce lit encore emprunt,
comme un tatouage de ton parfum,
cette odeur sur le traversin,
Me rappelle que t'es déjà loin ...

Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est dur d'abandonner quelqu'un,
C'est pire d'être ce « quelqu'un »... crois-moi,
Bien sûr il en faut toujours un, et c'est moi celui-la
Bientôt tu m'oublieras, bientôt c'est déjà-là,
c'est déjà-là.

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Steve Légère auteur
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